Publié le 28 janvier 2026 à 16h09


Où est le plaisir ?
Wah. Trop belle la veste ! Elle me va super bien et elle ne coûte que 19€ ! Oui, j’en ai déjà une pas si différente mais avec celle-là je me sens bien. C’est un peu comme une nouvelle version de moi-même quand je la porte, j’ai comme plus confiance en moi. Enfin ça c’est les 2 premiers mois (…voire semaines ?), après bon, ça devient une veste comme les autres 😄
Qu’est-ce que ça implique ?
Un impact sur le/la consommateur·ice
- Indirectement, les habits en fibres synthétiques (souvent le cas en fast et ultra-fast- fashion) peuvent participer à un environnement moins sain autour de vous. En fait, une des principales origines des micro-plastiques primaires est le lavage de nos vêtements. Ces micro-plastiques, une fois emmenés par l’eau de lavage se retrouvent, après être passés par les cours d’eau, les mers et les océans, dans notre eau potable et nos aliments, ce qui représente un vrai danger pour notre santé. (Source : No Plastic In My Sea)
- Certaines marques de fast-fashion comme Shein ou Temu ont été épinglées après que des taux de substances toxiques bien au-delà des limites légales aient été retrouvés directement dans leurs produits. (Source : Le Soir)
Un impact sur la vie d’autres personnes

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- Il est maintenant avéré que de nombreuses grandes marques de vêtements profitent d’un système d’exploitation de travailleur·euses sous payé·es voir non payé·es. C’est le cas de la minorité Ouïghours en Chine. Des milliers de personnes venant de cette minorité musulmane du nord-ouest de la Chine sont envoyées dans des « centres de rééducation » pour êtres internées et contraintes à des travaux de récolte, de transformation ou de confection. (Source : POSITIVR)
- La pollution par les pesticides utilisés pour les champs de coton est aussi responsable de graves problèmes de santé pour les populations exposées. Exemple : un des taux de mortalité infantile les plus élevé au monde est aux alentours de la mer d’Aral, en partie asséchée et fortement polluée par l’agriculture (de coton en majorité). (Source : National Geographic)

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- La fabrication des vêtements faite dans des pays moins regardant sur les normes environnementales (Chine, Inde, Bangladesh, etc.) expose leurs populations à des substances chimiques toxiques (notamment : métaux lourds, solvants, colorants), du fait des grandes quantités d’eau qui sont polluées et rejetées directement dans l’environnement par les usines, sans aucun traitement. (Source : Parlement européen)
Un impact sur le vivant
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- On estime que l’industrie textile est responsable de 2 à 8 % des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial, participant ainsi au dérèglement climatique. (Source : Fashion United)
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- Les micro-plastiques dont nous parlions plus tôt affectent notre santé mais ils ont évidemment un impact dans les aires marines. Les organismes de petites tailles qui y vivent ingèrent les micro-plastiques qui leur donnent une impression rapide de satiété, menaçant ainsi la croissance et la survie de ces animaux, ce qui finit par se répercuter sur l’ensemble de l’écosystème de nos mers et océans. (Source : Service Public Fédéral)
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- L’industrie du coton participe à l’assèchement de certaines nappes, voir lacs, car sa (sur)production nécessite une grande quantité d’eau. (Source : National Geographic)
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- Qu’ils soient de mauvaise qualité ou juste passés de mode, les vêtements dont on se débarrasse finissent souvent dans d’immenses décharges textiles, ayant un impact écologique désastreux dans des pays éloignés, comme au Ghana. (Source : Sciences et Avenir)

Comment éviter ces impacts ?
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- Acheter moins de vêtements. On a souvent largement de quoi se vêtir avec ce qu’on a dans notre placard. En Belgique, on ne porterait que 12% des vêtements de notre garde-robe en moyenne ! (Source : Femme d’Aujourd’hui)
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- La seconde main est une bonne solution… mais dans une certaine mesure. Du fait que les prix sont souvent petits et qu’elle nous donne bonne conscience, on peut vite se retrouver à en abuser. C’est ce qu’on appelle l’effet rebond. (source L’info durable). Même problème avec les dons de vêtements qui, bien que faits en toute bonne conscience afin qu’ils soient redistribués ou revendus à petit prix, se retrouvent parfois en telle quantité qu’une bonne partie finit dans des décharges sauvages. (Source : Moustique)
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- Suivre les labels qui garantissent certains engagements sociaux, environnementaux ou encore pour le bien-être animal permet aussi de limiter la casse. Voici de quoi mieux s’y retrouver.